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#1 24-05-2012 15:41:31

cazeils.francis
Administrateur
Date d'inscription: 07-05-2012
Messages: 3

Textes pour l'Ecomobilité ...

LE DÉVELOPPEMENT DURABLE
(tiré du site : http://www.ecologie.gouv.fr )

Définition : “ LE DÉVELOPPEMENT DURABLE  est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs".
1987 - Mme Gro Harlem Bruntdland, Premier Ministre norvégien.
Les modes de production et de consommation doivent respecter l’environnement humain ou naturel et permettre à tous les habitants de la Terre de satisfaire leurs besoins fondamentaux : se nourrir, se loger, se vêtir, s’instruire, travailler, se déplacer, vivre dans un environnement sain...
Comme l’a rappelé le Président de la République Jacques Chirac, lors du Sommet mondial de Johannesbourg en septembre 2002, le développement durable appelle un changement de comportement de chacun (citoyens, entreprises, collectivités territoriales, gouvernements, institutions internationales) face aux menaces qui pèsent sur les hommes et la planète (inégalités sociales, risques industriels et sanitaires, changements climatiques, perte de biodiversité...).


Une proposition :    Notion de « pE » d’une ville, d’une région ou d’un pays :

A l’instar du pH (potentiel Hydrogène) qui est définie par la concentration d’ions Hydrogène dans une solution, on peut introduire la notion de pE  que l’on pourrait définir comme le « potentiel Ecomobilité » d’une ville, d’une région ou d’un pays. L’intérêt de cette notion de pE  est de permettre des comparaisons et des classifications dans le but de favoriser l’émergence de l’ Ecomobilité.

Plusieurs critères pourraient entrer en ligne de compte, tels que :
   -  nombre de véhicules « écomobiles » par rapport à la population concernée.
   -  nombre de trajets « écomobiles » au quotidien par mois et par habitant.
   -  nombre de véhicules « thermiques » par rapport à la population concernée.
   -  nombre de trajets en Transport en Commun au quotidien par mois et par habitant.
   -  pollution de l’Air par mois et sur l’année
etc …
Certains critères, les uns positifs et les autres négatifs, pourraient être affectés d’un coefficient, en fonction de leur importance reconnue par le groupe en charge de l’étude. Il faut envisager une instance d’évaluation indépendante (pourquoi ne pas imaginer que ces experts soient nommés par l’ONU, dans le cadre de son PNUE –Programme des Nations Unies pour l’Environnement- ?).

Il est évident qu’il faudra éviter certains biais et comparer ce qui est comparable : villes de même importance ayant ou non des Transports en Commun , régions industrielles ou rurales, …
Pour la pollution de l’Air, il faudra essayer d’apprécier la part qui revient à la circulation automobile et non au chauffage ou aux industries, et pour cela, il faudra tenir compte de la latitude de la ville, de la région ou du pays considérés …

En conclusion, la notion de pE peut être une clé pour apprécier la « politique écomobile » d’une ville, d’une région ou d’un pays et, surtout, doit être conçue comme une démarche incitative (un peu comme le fait la FUBicy – Fédération des Usagers de la Bicyclette en ville- par l’attribution, à des villes, à des collectivités locales, le « Guidon d’Or » ou le « Clou rouillé » … ( voir www.fubicy.org )  .


Textes pour l’ ÉCOMOBOLITÉ…

« Penser globalement, agir localement » (René Dubos)

« Mon père voyageait à dos de chameau.
Moi-même, je circule en auto (une grosse américaine décapotable).
Mon fils se déplace en jet privé.
Mon petit-fils se déplacera à dos de chameau ! »   (proverbe saoudien)


« » (Edgar Pisani, « Le vieil homme et la Terre »)

« Je suis idéaliste, et veux rester idéaliste ! » (Rosa Luxembourg)

« Rêver est une forme de futurité » (George Steiner, « Eloge de la transmission » avec Cécile Ladjali, Albin Michel et France Culture, 2003)

« Si vous voulez des réponses, faites des sciences,
    Si vous voulez des questions, lisez la poésie. » (Martin Heidegger)

« Les Découvreurs »,  ouvrage de Daniel J. Boorstin,
(collection  « Bouquins », chez Robert Laffont, Paris, Juin 2004 )

« Cyclopolis, ville nouvelle – contribution à l’histoire de l’écologie politique»,
ouvrage de Benoît Lambert,
(collection  « Stratégies énergétiques, Biosphère et Société », Georg éditeur, Genève, 2004 ) qui étudie, de façon assez exhaustive et très intéressante, le « mouvement cyclo-écologiste pour une écomobilité ».

"Tu aimes donc l‘écomobilité ?
- Oui et je crois qu’elle me le rend bien, par le plaisir que j’éprouve, à chaque fois, que je me déplace, à pied, à vélo, dans le silence et dans le respect de l‘environnement.
Dès le premier jour, j’ai eu pour elle un respect que je n’ai même pas songé à discuter.
Je n’aurais pas pu en parler comme je l’ai fait, sans amour."

« Tout public est l’artisan de son théâtre »   (Jean Vilar) : tous, nous sommes les artisans de notre mobilité …  tous, nous sommes les artisans de notre milieu et cadre de vie (urbanisme, nature, rapports ville-campagne, environnement, qualité de l’Air et de l’Eau). Longtemps, la Nature a été maître de  l’Homme. Celui-ci a pris, historiquement, grâce aux progrès de la Science,  du pouvoir sur elle : cela lui impose des responsabilités d’autant plus grandes …
(lire le livre de Jeremy Rifkin : « la Troisième Révolution » et aussi, ci-après : « Voilà, nous y sommes … » texte de l’écrivaine et anthropologue, Fred Vargas)

« Nous y sommes …  à la Troisième Révolution »
par  Fred Vargas  (Archéologue et écrivaine)

Nous y voilà, nous y sommes.
Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes. Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal.
Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance, nous avons chanté, dansé. Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine.
Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni  connu. Franchement on s'est marrés.  Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre. Certes.
Mais nous y sommes. A la Troisième Révolution. Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie.

« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont  quelques esprits réticents et chagrins.
Oui.  On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies. La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau. Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez  avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront,  car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse). Sauvez-moi ou crevez avec moi   !
Évidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux.
D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance.
Peine perdue. Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais.
Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, ¬ attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés).
S'efforcer.    Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.  Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde. Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.   Pas d'échappatoire, allons-y.
Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible.
A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie, ¬une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut-être.
A ce prix,  nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

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#2 15-06-2012 19:00:18

michel marlier
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Date d'inscription: 15-06-2012
Messages: 4

Re: Textes pour l'Ecomobilité ...

Date: Vendredi 18 juin 2008 15:24
Sujet: Extrait de La lettre de Jérôme Cahuzac N° 85
Audition de M. Christophe de Margerie

Audition de M. Christophe de Margerie, directeur général et président du comité exécutif de Total réalisé par la Commission des affaires économiques, de l environnement et du territoire conjointement avec la Commission des finances, de l économie générale et du plan :
M. Jérôme Cahuzac : La presse s’est fait l’écho d’une augmentation annuelle de 15 % de la rémunération des actionnaires de Total, décidée par l’assemblée générale sur proposition du conseil d’administration. En valeur absolue, cela représente plusieurs milliards d’euros d’augmentation de dividendes chaque année.
La compagnie Total, comme vous l’avez indiqué, consacrera dans les 5 prochaines années 800 millions d’euros au développement durable, soit 160 millions par an.
Confirmez-vous ces chiffres, dont la confrontation a de quoi étonner ?
De plus, votre société a décidé de procéder régulièrement à des rachats de ses propres actions. Quel montant avez-vous consacré à cette opération ?
La presse parle de plusieurs milliards d’euros. Confirmez-vous l’hypothèse selon laquelle ces rachats, qui font monter le cours de l’action, préluderaient à la levée de certaines stock options ?
Je m’associe à la question de M. Lionel Tardy : la hausse de 70 % du gazole en euros est-elle compatible avec celle du baril, qui n’est que de 15 % ?
La décision, en 2004, d’augmenter la taxation du gazole de 2,50 euros par hectolitre suffit-elle, selon vous, à expliquer ce phénomène ?
Enfin, vous avez inauguré il y a deux ans, aux côtés du ministre de l’économie et des finances de l’époque, une pompe à biocarburant porte d’Orléans à Paris. Cette installation a été démantelée peu après. Pour quelles raisons ?
Mme Fabienne Labrette-Ménager : Les économies d’énergie ont été un point central du Grenelle de l’environnement et le Gouvernement y consacrera une partie de son projet de loi-cadre. Les collectivités qui tentent des expérimentations en matière d’énergies propres, notamment en milieu rural, peuvent-elles bénéficier des aides dispensées par votre fondation ?
M. Yves Albarello : Mes préoccupations rejoignent celles de M. David Habib puisqu’une grande entreprise, Veolia, expérimente un pilote de séquestration de CO2 dans un aquifère salin sur le territoire de ma commune. Quel est l’état d’avancement de votre propre expérimentation ?
Quel type de captage – oxycombustion ou postcombustion – envisagez-vous ?
Quels sont les avantages et les inconvénients du transport et du stockage du CO2 ? S’il n’y a pas d’inconvénients, le système deviendrait exportable, notamment dans les pays émergents, pour le plus grand bénéfice des entreprises françaises. Reste que nous devons faire face aux interrogations de la population sur les risques de ces technologies. Par ailleurs, pensez-vous que le charbon est de nouveau promis à un bel avenir dans la situation actuelle ?
M. Christophe de Margerie : Les questions sont très nombreuses. Je suis tout disposé à revenir devant les commissions des finances et des affaires économiques, étant entendu que nous aurions intérêt à sérier les sujets. Mes collaborateurs et moi-même sommes prêts à apporter des réponses complètes à toutes les questions sans exception.
Notre pilote du site de Lacq, même si son coût estimé est de plus de 50 millions d’euros, n’est qu’un pilote. Nous avons dialogué avec les acteurs locaux ; nous avons même répondu aux viticulteurs qui se posaient des questions sur la dangerosité du CO2 ; nous avons édité une plaquette très détaillée sur les problèmes de captage et de stockage. En tout état de cause, s’il arrivait que le CO2 stocké se diffuse par accident dans l’atmosphère, les quantités seraient si petites qu’elles ne seraient pas dangereuses. Il faut y insister car certaines personnes, à Lacq, ont accusé Total d’instiller du poison dans le sous-sol.
Nous avons choisi le site de Lacq non pour sa pérennité, mais parce que la chaudière de l’usine – dont la production de gaz devrait, malheureusement, s’amenuiser – permet de réaliser l’étude. Il s’agit de développer une technologie exportable, la plus efficace et la moins chère possible. L’oxycombustion, que nous avons choisie en partenariat avec Air liquide, sera comparée avec les autres méthodes. L’ancien champ de gaz de Chapelle-de-Rousse servira pour le stockage. Reste à savoir si, en France, de tels sites existent à proximité des zones industrielles.
Si tel n’est pas le cas, comment transporter le CO2 et comment en assumer le coût ? Nous préférerions que ce coût soit couvert par des recettes tirées de l’efficacité énergétique plutôt que par des taxes. Cela nous renvoie au débat plus général sur les taxes sur les émissions de CO2 : aujourd’hui, on investit dans des domaines sans savoir comment l’on sera taxé. La visibilité s’arrête à l’échéance de Kyoto I, c'est-à-dire à la fin de 2012, alors que les investissements se chiffrent en dizaines ou en centaines de milliards de dollars.
Quant à savoir s’il faut travailler pour compte commun sur le pilote de Lacq, il faut en discuter avec le Gouvernement. Ce serait une bonne chose que de réaliser un produit phare du savoir-faire technologique de la France. Cela étant, il n’est pas mauvais non plus de s’associer avec d’autres pour gagner en efficacité et en rapidité. Les Britanniques ont des projets intéressants dans ce domaine. N’aurions-nous pas intérêt à travailler ensemble plutôt que de promouvoir chacun un produit séparé ?
Certaines solutions purement nationales nous ont coûté très cher par le passé.
Pour ce qui est des réserves d’hydrocarbures, le chiffre de 50 % est pessimiste et ne fait pas assez de cas de la capacité de nos ingénieurs à faire progresser les technologies.
En effet, le peak oil, c'est-à-dire le croisement de l’offre et de la demande, s’est produit en 2005. Je l’ai dit et cela a déplu. Le scénario évoqué par M. Yves Cochet est que la situation ne changera pas, en particulier, en matière de géopolitique. S’agissant des décisions prises au niveau mondial, européen ou français vis-à-vis de certains pays producteurs, je respecte le choix des gouvernements et des parlements, mais ceux-ci ne peuvent ignorer l’impact que cela a sur notre capacité à extraire du pétrole. Traiter les pays producteurs de menteurs n’aide pas au dialogue. En revanche, il serait bon de se demander quels reports de capacité de production d’huile et de gaz impliquerait l’éventualité qu’il soit impossible de travailler en Iran. De même, l’insécurité dans certains pays pose un vrai problème. Enfin, je respecte la décision de l’Athabasca de conditionner ses autorisations à des préoccupations environnementales, mais il me semble possible d’améliorer aussi les choses de ce point de vue.
D’une manière générale, rien ne pourra me convaincre qu’il est impossible d’améliorer la situation actuelle. Je suis entièrement d’accord sur le fait que certaines personnes, pour laisser croire qu’il n’existait pas de problème, ont été jusqu’à utiliser des chiffres qu’elles savaient erronés. On ne peut nier que la fermeture des sites en Iran n’aurait pas d’impact, on ne peut nier que les troubles en Irak et dans de nombreux autres pays n’ont pas d’impact. Cela étant, la situation peut changer pour peu qu’on entretienne un vrai dialogue avec ces pays et que l’on cesse de prétendre avoir toujours raison et de les accuser de ne rien faire.
Je maintiens que l’objectif de 95 millions de barils d’hydrocarbures et de 100 millions au total est difficile à atteindre. Il nous faudra certes changer nos comportements en matière environnementale, en matière de consommation et vis-à-vis des pays producteurs, mais cela peut se faire. Dans le cas contraire, nous aurons du mal à augmenter la production. Les raisons n’en seront pas techniques mais, en grande partie, géopolitiques.
Pour ce qui est de l’éthanol E-85, l’idée était sans doute bonne du point de vue de la recherche. L’opération de communication, que la compagnie Total ne réclamait pas spécialement, a été réalisée. Maintenant, s’il y a très peu de stations fournissant du E-85, c’est qu’il n’y a pas de voitures pour s’y ravitailler.
Nous ne pouvons être responsables de tout ! Dans l’exemple malheureux que vous invoquez, monsieur Cahuzac, j’ai cru comprendre que la station n’avait pas alors reçu d’autorisation définitive mais une dérogation, c’est depuis résolu.
Pour le reste, il est clair que nous ne pouvons équiper en E-85 le nombre demandé de stations s’il n’y a pas plus de clients pour ce carburant. La question est à traiter avec les motoristes. J’en viens à notre politique en matière de dividendes. Nous avons distribué 37 % de notre résultat en dividendes, ce qui représente un rendement de 3,8 ou 3,9 % pour l’actionnaire.
M. Jérôme Cahuzac : Ce n’était pas ma question.

Jérôme Cahuzac

http://ecomobilite.forumcrea.com/img/avatars/ecomobilite/big/6_doc_michel_economie__002.jpg

• Energies renouvelables: la Commission européenne fait un 'bras d’honneur' à l’avenir énergétique de l’UE
06 juin 2012

Alors que la Commission européenne a présenté aujourd’hui sa communication sur l’état des lieux des énergies renouvelables au niveau européen, un petit scandale émerge et pointe une fois de plus les incohérences des stratégies proposées par la Commission. En effet, un article du Guardian (1) révèle que les fonds du programme Horizon 2020 prévus pour le financement des énergies renouvelables seront en partie détournés au profit de projets gaziers…sous prétexte que le gaz serait une source d’énergie faible en carbone.
Pour Michèle RIVASI, vice-présidente du groupe des Verts-ALE, ce revirement est un véritable bras d’honneur aux ambitions énergétiques de l’UE: « Depuis le début des années 2000 et la stratégie de Lisbonne, la Commission prétend miser sur l’innovation pour maintenir la compétitivité européenne. En temps de crise, ce n’est plus une nécessité mais un devoir, et cette innovation doit aider l’Europe à réduire sa facture énergétique annuelle (2) dans un contexte d’épuisement des énergies fossiles, tout en luttant contre le changement climatique. Pourtant, la Commission tient un double-discours et laisse la part belle au lobby gazier et aux Etats dont l’ambition climatique est bien secondaire, Royaume-Uni en tête. C’est scandaleux, 30 milliards d’euros qui étaient destinés au développement des énergies renouvelables pourront désormais bénéficier à des énergies fossiles déjà largement subventionnées depuis des années, et ce au détriment de la compétitivité de secteurs d’avenir ».

Pour Yves Cochet, député européen du groupe des Verts-ALE à l’origine du rapport « Les subventions aux énergies fossiles dans les pays de l’OCDE » présenté hier au Parlement européen, cette fuite en avant doit cesser: « A l’échelle mondiale ce sont près de 750 milliards de dollars de fonds publics qui sont dépensés pour soutenir la production et la consommation d’énergies fossiles. Les cinq pays européens (dont la France et le Royaume -Uni), subventionnant le plus ces énergies dépensent près de 20 milliards d’euros par an. Supprimer les subventions publiques aux énergies fossiles, conduirait à une réduction significative des émissions de gaz à effet de serre. Les économies réalisées pourraient être investies dans un avenir énergétique propre et sûr ainsi que dans les emplois verts ».

(1) Voir l’article: http://www.guardian.co.uk/environment/2 … -energy-eu
(2) L’Europe importe 450 milliards d’euros par an de pétrole et de gaz, dont 60 milliards pour la France (90% du déficit de sa balance commerciale)

Commentaires sur ces 3 articles : Les lobbyes pétroliers dirigent le monde malgrès les bonnes paroles de nos élus politiques.

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#3 10-09-2012 15:49:53

michel marlier
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Re: Textes pour l'Ecomobilité ...

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#4 10-09-2012 16:30:38

michel marlier
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Re: Textes pour l'Ecomobilité ...

http://ecomobilite.forumcrea.com/img/avatars/ecomobilite/big/6_doc_michel_economie_ferme.jpg

Autre exemple que le Pays Bas (polders terres gagnées sur la mer), on peut obtenir de très bons rendements agricoles sur des surfaces réduites, d'autre part la culture sous serres permet également de produire davantage (x3) par unité de surface.
Merci de vos réactions

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